Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  air-algerie-coule.jpg

 

    La recherche de l’internationalisation est pour toute entreprise  ou société,  un signe de développement et de bonne santé. L’acquisition de nouvelles parts de marché est en effet, l’expression d’une fiabilité économique, stratégique et financière.

 

A l’opposé, un canard boiteux peut -il se permettre une telle stratégie ?

 

Trafic de 6ème liberté, Hub, ouverture à l’international, ….. tous les grands mots sont utilisés  pour donner  un sentiment de maitrise de la situation, à l’image de la stratégie d’entreprise développée et expliquée par le PDG d’Air Algérie, lundi passé, sur les ondes de la Radio Nationale ; alors que les maux dont est atteint Air Algérie sont bels et biens connus.

Alors pourquoi vouloir noyer le poisson dans l’eau et faire fi des problèmes  en allant voir ce qui se passe ailleurs ?

 

Avec un « hub », Mr Boultif cherche à capter principalement une partie du trafic aérien africain pour le détourner vers l’aéroport international H.Boumédiène.

 

Air Algérie n’est pourtant pas en position concurrentielle favorable sur le marché aérien pour se permettre une stratégie aussi risquée, tant au point de vue des faiblesses de la compagnie elle-même que par son environnement aéroportuaire. Pourquoi vouloir se comparer aux pays du golf et vouloir à tout prix importer leur technique du hub ?

 L’investissement initial est lourd, très lourd. Air Algérie prévoit d’investir  750 millions de dollars dans le cadre de son plan de développement 2012-2016.

 

La cherté du prix du billet Air Algérie à l’international, le problème chronique des retards, et le sureffectif sont des indicateurs de non fiabilité de ce  projet d’ouverture à l’international.

 

Le renforcement  à l’international ne constituera qu’un «  changement d’échelle »  des problèmes dont souffre la compagnie nationale. L’internationalisation ne rendra pas pour autant Air Algérie plus compétitive car le mal est d’abord structurel. Aussi c’est l’image de l’Algérie qui risque de  souffrir de l’échec de cette internationalisation. 

 

Alors que le billet Air Algérie bénéficie de  subventions pour le réseau intérieur et  que la ligne France-Algérie est devenue un boulet qui a rendu Air Algérie fort  impopulaire en raison de ses tarifs élevés, on voit mal pourquoi et comment la compagnie nationale se redresserait par l’internationalisation et le trafic de 6ème liberté. C’est d’abord le passager algérien qui risque de payer cher l’échec de cette politique en déboursant encore plus cher le prix de son billet.

 

Le surinvestissement et l’internationalisation ne régleront pas les problèmes  structurels et de gestion interne  de la compagnie.

Non, Air Algérie n’est pas prête ; bien au contraire, cette stratégie trop ambitieuse risque de mettre définitivement  KO la compagnie algérienne.

 

A.ZAIBET pour  safarDZ 

Tag(s) : #Analyse

Partager cet article

Repost 0