Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Révélations : Air Algérie ou la chasse gardée des enfants des dirigeants algériens

Ainsi, dans une lettre adressée au Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, à propos des 14 mesures promises à l’endroit de la communauté nationale à l’étranger, lors de la campagne électorale pour la présidentielle d’avril 2014, le collectif Contre la Cherté des Transports vers l’Algérie (CCTA) cite “le fils de Mourad Medelci, président du conseil constitutionnel, qui travaille à la direction fret à Dar El Beida”. Selon la même source, il serait accompagné de sa tante qui et néanmoins épouse du colonel Fouzi, ex haut gradé du DRS, très connu dans le milieu de la presse algérienne. Le CCTA cite également la fille du défunt colonel Kerkeb, ancien directeur central à la présidence de la République (1973) et contrôleur général de l’Armée (1981-1984), recruté à l’agence d’Air Algérie à Paris ou encore la nièce de l’amie de Abdelmalek Sellal et ex-ministre française, Fadela Amara, à l’agence Air Algérie de Lyon».

Le document du CCTA évoque aussi des soupçons de népotisme dans le recrutement de plusieurs fils et proches des hauts responsables algériens dans le circuit diplomatique. Il s’interroge ainsi sur le recrutement du beau-fils de Abdelkader Bensalah, président du Sénat, à l’ambassade d’Algérie à Paris. Il semblerai que, dans son cas, il s’agissait de le rapprocher de son épouse, à savoir la fille de Bensalah, elle-même travaillant à Air Algérie de Paris. Le document en question évoque, en outre, les cas de la femme du ministre Youcef Youcefi, qui occupe le poste de Consul à Strasbourg; la fille d’Amar Saadani, qui travaille au consulat de Londres; la fille de l’ex-ministre de Moudjahidine recruté au consulat de Lyon; le fils du colonel Mohamed Megueddem affecté au consulat de Nanterre ou encore, le frère du général Kerkeb, qui occupe le poste de diplomate à l’Ambassade d’Algérie en France depuis…30 ans.

En plus du fait d’embaucher les proches des responsables, Air Algérie est accusée, par ailleurs, de recruter, de temps à autre, des enfants de ses employés, une manière comme une autre, d’acheter le silence de certains. Le CCTA cite les noms de certains d’entre eux: “Chez Air Algérie à Paris, Sihem Mekidech a remplacé son papa Chérif, suspendu depuis 2008, pour son implication dans un trafic de dépouilles. Il s’est installé en Tunisie et reçoit une indemnité de 4000€ par mois.”

La pratique de l’achat des consciences est également largement pratiquée à Air Algérie. “Récemment, quatre syndicalistes UGTA ont été recrutés comme des adjoints au chef d’escale de Paris, alors qu’il y avait déjà en poste deux adjoints correspondant aux deux aéroports parisiens. Rien d’étonnant dans une agence gérée par…deux directeurs. Il faut savoir, en effet, que l’ancien directeur, Benselka, ne veut en aucun cas partir à la retraite ! Nous supposons que vous comprenez bien que ce n’est pas facile de quitter son poste et laisser tous les privilèges : 60% du loyer, prime de mars, prime d’avant-vacances, prime d’après-vacances et prime de décembre, sans oublier la possibilité d’offrir autant de billets gratuits à qui il veut !», indique encore le CCTA.

Elyas Nour Algérie Focus 18 Avril 2015

Partager cet article

Repost 0